Les pratiques culturelles ont pâti ces derniers mois des fermetures des équipements dédiés. Ces décisions ont amené les collectivités locales, propriétaires et/ou gestionnaires de la plupart de ces équipements, à s’adapter au gré des restrictions et à assurer autant que faire se peut un service public culturel minimum et dégradé.
 
Malmené, le tissu associatif culturel a pu compter sur le soutien des grandes villes, grandes agglomérations et métropoles, notamment par la mise en place de mesures économiques et de dispositifs de soutien à la programmation culturelle. Un soutien réaffirmé par un appui politique fort : plus de 60 élus de France urbaine ont interpellé par courrier le président de la République, appelant à une reprise de la vie culturelle sous des formes adaptées, et à assortir la sortie de crise culturelle de perspectives à court, moyen et long termes.
 
Vecteur de vivre-ensemble et de vitalité démocratique, la Culture est par ailleurs gage d’attractivité territoriale et constitue un pan important de l’économie locale. Dans un contexte de territorialisation des politiques publiques culturelles (création de la Délégation aux territoires au sein du ministère de la Culture, mise en place des Conseils locaux des territoires pour la Culture), quelles places leur reviennent dans les politiques urbaines ?
 
Groggy par la crise sanitaire, quelles sont les perspectives pour la Culture, tant en termes de gouvernance, de financement, de que politiques dédiées ? Outil de cohésion sociale, la Culture peut-elle s’affirmer comme un rouage propre aux coopérations territoriales ?