L’ESS et l’économie circulaire sont deux façons de faire de l’économie « autrement ». Si l’ESS a, entre autres, pour objectifs principaux la solidarité et la lucrativité limitée, l’économie circulaire favorise la transformation des modes de production et de consommation plus sobres afin de préserver les ressources (matières premières primaires et ressources naturelles) ; il s’agit avant tout de prévenir la production de déchets et de les réduire grâce à la circularité. 
 
On note une imbrication de plus en plus grande entre économie circulaire et ESS. Les deux partagent en effet des points communs sur la dimension environnementale : approvisionnement local et durable, valorisation de ressources présentes sur un territoire, allongement de la durée de vie des biens avec l’intensification des activités de réemploi, de réutilisation et de recyclage.
 
Ces « nouvelles » économies territoriales se développent sous l’effet d’une crise sanitaire qui renforce la pertinence de la (re)constitution de chaînes de valeur locales. Ce mouvement devrait s’amplifier avec les récentes évolutions du cadre législatif et réglementaire (lois AGEC et « Climat et Résilience », notamment), qui placent désormais les questions de réemploi, de réutilisation et de transition écologique et sociale au cœur des stratégies des acheteurs publics, contribuant à la structuration de filières économiques locales aux emplois non-délocalisables et créatrices de plus-value territoriale.
 
Dans ce contexte, la commande publique devient un puissant levier de transition au service des territoires vers des modèles économiques plus vertueux et inclusifs.