Le logement et la planification urbaine sont au cœur des actuelles transformations écologiques et énergétiques mais aussi un puissant vecteur d’aménagement des territoires. La fabrique de la ville doit s’inscrire dans une optique de résilience des ensembles urbains et du bâti en général, face au réchauffement et aux dérèglements climatiques. L’acte de construire évolue ainsi au service d’une consommation plus sobre de terres, avec la nécessité de prendre en compte de nouvelles attentes sociétales liées au cadre de vie, au confort des pièces à vivre, aux besoins de verdure et d’extérieurs (balcons, terrasses) et d’espaces publics mieux aménagés et végétalisés.
 
La crise de la COVID 19 et les confinements qu’elle a imposés ont été de puissants accélérateurs d’évolutions qui étaient en germe ces dernières années : comment, dans ce contexte, élus, architectes, urbanistes, aménageurs, paysagistes peuvent-ils inventer de nouveaux équilibres, réconcilier villes et campagnes et renforcer la place de la nature en ville ? De même, comment demain les politiques d’habitat et d’urbanisme peuvent-elles davantage prendre en compte, via notamment les PLH et PLUi, les déterminants de santé, pour un mieux vivre des habitants et des familles des centres urbains ? Comment l’objectif de sobriété foncière peut-il être concilié avec la nécessité de continuer à construire, en particulier du logement social et très social, pour répondre aux besoins des populations percutées par les effets de la crise ? Autant de questions que cet atelier se propose d’aborder, avec la participation d’élus, aménageurs, techniciens et grands experts.